MEDACTHU

Les catastrophes en Méditerranée et dans le monde

Poséidon, Dieu ébranleur  et fondateur en terre d'Athènes

Poséidon a été souvent relégué et cantonné dans la violence des tempêtes et des tremblements de terre. Il a souffert d'une image trop exclusivement maritime. Cependant, Poséidon est un dieu éminemment actif sur la terre athénienne car les citoyens se revendiquent comme des  autochtones, c'est-à-dire née de la Terre, faisant de cette naissance leur axe de formation.

La Grèce est une région de très forte sismicité. Les tremblements de terre sont violents et destructeurs. Poséidon est le Dieu responsable de ces fléaux. On le nomme l'ébranleur de la Terre. Dans les mythes, Poséidon frappe le sol, fouette la Terre, bouge les fondations, fait  s'écrouler les murailles, les palais où les maisons, crée des failles et des raz-de-marée qui peuvent engloutir des villes entières. La terre qui devrait être stable pour pouvoir porter les cités des hommes devient alors à un jouet entre les mains de Poséidon.

Poséidon et l'objet d'un culte qui a pour finalité d'apaiser sa colère et de l'amener à révéler son versant plus positif. C'est à lui que s'adressent les citoyens pour garantir la solidité des fondations de leurs cités. Il le nomme alors le stable ou le teneur de fondation.

A lire : Poséidon en terre d'Athènes : un dieu entre séismes et fondation. Sonia Dartou , école pratique des hautes études, cinquième section (sciences religieuses), juin 2000.
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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Catastrophes et littératures de colportage

Ouragans, orages, inondations et tremblements de terre sont les principales catastrophes naturelles traitées dans les almanachs, une littérature très axée sur l'actualité.

Évoquant une terrible tempête sur les côtes de Grande-Bretagne en décembre 1757, les étrennes mignonnes, écrivent qu'une baleine de 70 à 80 pieds de longueur fut jetée à terre près d'Édimbourg. Le messager boiteux de Bâle (près de 20 000 exemplaires diffusés en huit jours selon Voltaire) publie des articles sur les tremblements de terre survenus à Lima en octobre 1746 et à Constantinople en septembre 1754. Il consacra un cahier de 10 pages sur le tremblement de terre de Lisbonne suivi de celui de Madrid  et du raz-de-marée de Cadix en 1755.

À partir du XVIIIe siècle, les lecteurs se passionnent pour la géographie et deviennent curieux du monde. Les almanachs publient alors des textes traitants presque toujours d'une partie du monde avec laquelle l'Europe à des relations commerciales ou coloniales. Les Almanachs insistent sur les conséquences sociales et économiques des catastrophes. En ville, le petit peuple figure toujours comme la victime principale. Il est le premier touché dans les villes basses par les inondations. Dans les campagnes, ces mêmes inondations saccagent les récoltes et conduisent à la disette. Quand les gravures sont utilisées, elles illustrent et amplifient les textes de façon spectaculaire et pathétique. C'est le détail horrible qui est mis en relief. Les malheurs d'autrui permettent au lecteur d'oublier la banalité, la monotonie la cruauté de son quotidien. Ils lui procurent  le plaisir de l'évasion dans des mondes lointains et exotiques.

Contact :. Centre d'études de la langue et de littérature française des XVIIe et XVIIIe siècle. Lise Andries CNRS-université ParisIV.
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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Mémoires des catastrophes naturelles

Comment et pourquoi une communauté va-t-elle retenir ou oublier, transmettre ou modifier le souvenir d'événements exceptionnels tels que les catastrophes naturelles ? C'est la question à laquelle le laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes tente de répondre.

 

Depuis l'Antiquité, les récits, savants ou populaires et l'iconographie qui peut les accompagner ont fait de la catastrophe un thème récurrent. Présent dans les discours politiques et religieux comme dans les représentations, ce thème traverse toutes les périodes et tous les pays. Tous les types de supports ont été utilisés afin de le relater (bas-reliefs, journaux, livres, sermons, films, photos…). Par ce biais s'élabore une instrumentalisation et une scénarisation de la catastrophe. On a pu ainsi voir au cours de l’histoire,  des incitations à la conversion, pour calmer la colère divine, par les pasteurs suisses après le tremblement de terre de Lisbonne et du Val suisse en 1755, ou encore  la reconstruction de l'histoire d'un séisme à travers les inscriptions et les pièces de monnaie sous le haut empire. Il en est de même de la désacralisation de la catastrophe au XVIIIe siècle, de la résonance de la figure du sauveur au XIXe siècle, de la catharsis du film catastrophe américain.Qu'il s'agisse de questionnement sur la construction de l'identité d'une communauté à partir du  risque, sur les relations des hommes avec leurs territoires, ou encore sur les liens entre pouvoir locale et central… L'étude des catastrophes naturelles offre aux historiens une entrée globale de la compréhension des sociétés.

 



À lire :
Récits et représentations des catastrophes naturelles depuis l'Antiquité, 2005.
Histoire et mémoire  des risques naturels, 2000 sous la direction de René Favier et Anne-Marie Granier-Abisset , Grenoble, M. S. H. -- Alpes
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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Politiques et catastrophes

Les catastrophes permettent-elles aux hommes politiques, depuis toujours, de renforcer leur pouvoir et leur image ? René Favier historiens, membre du laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes donne son point de vue :Dans l'Antiquité romaine, l'image de l'empereur bienfaiteur été popularisé par le nombre d'inscriptions rappelant l'ampleur des secours accordés par la générosité impériale. Certaines cités, victimes de tremblement de terre, changèrent leur nom en l'honneur du nouveau fondateur. La relation de 17 séismes anatoliens par l'historien byzantin Jean Skylitzés révèle l'importance de ces événements dans la pensée et la pratique politique de l'empire romain d'Orient (du Xe au XIIe siècle).

La monarchie française utilisa elle aussi les catastrophes naturelles pour intervenir politiquement et renforcer l'État. Dans les provinces qui géraient l'impôt, les intendants profitaient de l'administration des aides pour remettre en cause les privilèges locaux. Les aides, émanation de la grâce royale, confortaient  l'image d'un roi nourricier et protecteur. Autour des années 1780 plusieurs catastrophes naturelles donnèrent au souverain une opportunité pour lui permettre d'inverser sa baisse de popularité. La monarchie médiatisa ainsi largement les secours accordés aux victimes des crues de 1784 et de la tempête de 1788. En mars 1784, le roi accorde  3 millions de livres en indemnisation des souffrances endurées par « la classe de ses sujets la plus indigente, et conséquemment la plus intéressante pour son cœur ». Lors des inondations de 1856 dans les vallées de la Loire et du Rhône, Napoléon III inaugura une nouvelle pratique : le voyage compassionnel. Pratiques poursuivies depuis par les hommes politiques. Il s'agissait, via la presse, d'affirmer la compétence de l'État à gérer les catastrophes naturelles au nom de la science et de la technique. L'État s'assurait ainsi le monopole de l'expertise locale grâce aux ingénieurs quadrillant le territoire et imposait sa maîtrise d'œuvre par les travaux confiés à ces mêmes ingénieurs.

Dans les sociétés contemporaines, avec le développement des médias et la mondialisation, c'est désormais à une autre échelle spatiale que se pose le rapport entre catastrophes et politiques.

 

 

À lire : les pouvoirs publics face aux risques naturels dans l'histoire. Sous la direction de René Favier. Grenoble, M. S. H. -- Alpes, 2002.
renefavier@upfm-grenoble.fr . Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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La mort collective  sous la loupe de la sociologie

Catastrophes naturelles, accidents technologiques, attentats terroristes, épidémies... : autant d'événements traumatisant engendrant des « morts collectives » et désorganisant le tissu social.
Gaëlle Clavandier , chercheur au centre de recherche et d'études sociologiques appliquées de la Loire se penche sur ce thème d'actualité ;
Selon elle, le concept de risque ne semble pas en mesure d'approcher le cœur du problème : parce qu'il est tout d'abord incapable de donner les clés et les modes de lecture à des morts massives, brutales, imprévisibles et  profondément injuste. Ensuite parce que la catastrophe, au sens large, dévoile un univers spécifique qui jusque-là, n'avait été abordé que sous une forme « éclatée » : on parla ainsi d'épidémies, de guerres, d'attentats, d'accidents. Enfin parce que les morts d’envergure, touchent à « quelque chose » qui a à voir avec l'inédit tout en étant soumis à des émotions, des imaginaires, des rituels, des réactions relativement uniformes.

 

D'après cet auteur et pour que l'existence « reprenne » après un tel temps de rupture, il convient  de franchir les étapes suivantes :il faut dans un premier temps, nommer la catastrophe en la rapprochant d'autres faits semblables, en l'expliquant, fusse par des constructions imaginaires, des rumeurs qui semblent mieux à même de justifier l'énormité des faits que les discours des experts. Il faut ensuite par la recherche des causes,  des  responsabilités, que la communauté nationale se resserre autour d'un consensus politiques de rigueur et que la solidarité autour des victimes soit soulignée par des déplacements sur les lieux du drame.

 

 Il faut par ailleurs s'attacher à mettre en évidence tous les comportements emblématiques de cette solidarité afin d'affirmer la pérennité d'une cohésion sociale un temps menacée. Enfin, cette « victoire de la vie » nécessite aussi des funéraires de substitution extrêmement codifiés (chapelle ardente, cérémonie collective) qui revêtent  une portée symbolique d'autant plus forte que, pendant cette durée, les corps sont placés sous la responsabilité des pouvoirs publics, à la différence de ce qui se produit habituellement.

 

En tant que sociologue, Gaëlle Clavandier s'interroge sur le lien qui peut exister entre la compassion et le désir de repenser les rapports humains plus égalitairement dans ces moments de douleur. La sympathie qui se manifeste prioritairement à l'égard des victimes reflète surtout une même façon d'envisager le drame. Dès lors que les catastrophes touchent souvent les plus faibles, l'effet boomerang est immédiat : les survivants se veulent solidaires des victimes. La catastrophe, par les ruptures qu'elle crée, laisse place à une ouverture. Des utopies peuvent voir le jour.

À lire : La mort collective. Pour une sociologie des catastrophes, Gaëlle Clavendier CNRS éditions 2004. Gaelle.Clavandier@univ-st-etienne.fr
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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Catastrophes asiatiques : à qui la faute ?

Depuis le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 et la célèbre controverse entre Voltaire et Rousseau, trois modèles explicatifs de la catastrophe dominent : la punition divine venant châtier le péché des hommes, la toute-puissance de la nature face à l'humanité impuissante, et la responsabilité humaine. Ce dernier modèle où la nature ne joue plus qu'un rôle subalterne est le plus régulièrement invoqué en Occident, et implique ainsi  la responsabilité des pouvoirs publics et des consciences.

 

Avec le tsunami de décembre 2004, on assiste à la construction d'une figure hybride de l'imputation des responsabilités. La colère des éléments s'est substituée à celle d'un Dieu tout-puissant qui vient punir sévèrement les hommes. Contrairement aux catastrophes qui touchent le sol français, le modèle de la responsabilité à moins été mis en évidence. D'après Gaëlle Clavandier il était difficile de stigmatiser le manque de vigilance et l'absence de dispositif d'alerte dans la mesure où les pays frappés par le sinistre étaient des pays émergents.

 

 

Gaëlle Clavendier CNRS éditions 2004.
Gaelle.Clavandier@univ-st-etienne.fr
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

 

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Internet et SMS au secours des catastrophes

Les différents acteurs de la gestion d'une catastrophe ont-ils eu recours aux technologies de l'information et de la communication ? Quels rôles peuvent jouer ces réseaux ? Le groupe d'analyses du social et de la sociabilité (GRASS) est responsable d'un programme de recherche sur ce sujet dont Alain Milon et Claire Brossaud nous parle.

 

Contrôler la technique s'est aussi contrôler son destin. Moins l'on est intégré dans le processus de décision et plus le sentiment de vulnérabilité, d'insécurité est grand. Les sinistrés ont besoin de tracer et de retracer un fil entre le passé, un présent qui leur échappe et l'avenir. Sans ce fil, la mobilisation affective reste très forte et l'on constate que l'utilisation des nouvelles technologies d'information est plus faible. Les premiers récits, très subjectifs, de catastrophes sont ensuite  traduits par différents experts et par une prise de parole publique relayée par les médias. Le recours au TIC participe à cette traduction : mise en place d'un numéro vert, création d'un site Internet spécifique. Ceux qui maîtrisent le mieux les outils de l'informatique pratiquent le management par projet. La plupart de ces décideurs ont entre 40 et 60 ans, ils savent gérer des situations personnelles ou professionnelles de crise et se projeter dans le futur. Pour eux,  les crises font parti des développements et des TIC, les aides dans l'anticipation leur permettant de coordonner, voir de contrôler des acteurs ou des actions.

 

La gestion d'une catastrophe peut même les amener à concevoir de nouvelles technologies. La communication sur un site sinistré n'est pas la même que celle à grande échelle, et on ne choisit pas les mêmes outils  selon les seuils d'alerte. Dans l'urgence, certains acteurs, sans l'aval de leur hiérarchie assument une prise de risque ; la communication de proximité prime alors ; les médias traditionnels (télévision, radio,) et non les TIC, perçus comme médias trop froids, sont privilégiés pour donner l'alerte et atteindre le plus grand nombre. Si le recours aux T I. C. est possible, le téléphone portable, parfois seul moyen de communication restant, est alors le plus utilisé. La communication à grande échelle utilise davantage les TIC : données satellitaires pour évaluer l'impact d'un événement et organiser les secours.

 

Médiation technique, le recours aux nouvelles technologies de l'information est-il aussi une médiation sociale ? Il se crée autour d'une catastrophe, une solidarité technique inhabituelle qui bouscule les façons de travailler, avec beaucoup d'acteurs, et moins de hiérarchie. Les TIC, sans se substituer aux médias traditionnels, renforcent les moyens de gestion des crises et leur communication. Les collectifs de concertation et de décision définissent de nouveaux enjeux dans les relations de pouvoir.

 

 

À lire : le recours aux technologies de l'information et de la communication en situation d'incertitude : étude comparée de trois réseaux d'acteurs dans la gestion de la catastrophe naturelle, programmes de recherche. Alain Milon, Claire Brossaud, Virginie Tournay, Marion Feigenbaum.
Le recours aux nouvelles technologies pour communiquer et alerter en situation de risques naturels. Marion Feigenbaum, mémoire de DESS « médias électroniques et Internet » université Paris8, octobre 2003. Consultez le site Web G. R. A. S. S.
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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De Lisbonne à Sumatra, qu'avons-nous appris?

A la lumière des débats opposant Voltaire, Rousseau et les partisans du système de Leibnitz à propos du tremblement de terre de Lisbonne en 1755, Jean-Pierre Dupuy, directeur de recherche au CNRS et professeur de philosophie sociale et politique à l'école polytechnique, déchiffre notre émotion face au tsunami asiatique de décembre 2004. Ils s'interrogent sur notre capacité à anticiper les catastrophes.

 

La catastrophe naturelle ou humaine, n'est-elle pas au fond qu'un accident ? Un événement imprévisible auquel on ne peut que se résigner ? Assurément non pour Rousseau, lequel affirme dans l’Emile « homme ne cherche  plus l'auteur du mal : cet auteur, c'est toi-même. Il n'existe pas d'autre mal que celui que tu fais ou que tu souffres, et l'un et l'autre te viennent de toi ». Sous les traits de Candide, Voltaire pour sa part ironise sur la philosophie optimiste de Leibnitz, dénonçant la vanité de l'homme qui se croie capable de déchiffrer les dessins de la  nature. La catastrophe de décembre 2004 marque les esprits pour toujours. Nous restons stupéfaits devant le désastre. En revisitant la nature du mal à travers les grandes théories philosophiques, Jean-Pierre Dupuy plaide pour un catastrophisme éclairé. Il nous faut envisager le pire comme un destin, l'impossible comme ce qui doit nécessairement arriver, afin de se donner les moyens d'agir. Émerge alors une possibilité de salut pour l'homme face à son avenir auto destructeur.

 

 

À lire : petite métaphysique des tsunamis. Jean-Pierre Dupuy, le Seuil, 2005.
Jean-Pierre.Dupuy@shs.polytechnique.fr   / consultez le site Web C. R. E. A
Commentaire extrait du journal en ligne CNRS THEMA http://www2.cnrs.fr/presse/thema/

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L'humanitaire experte: des victimes plus abstraites

Depuis 20 ans, un nouveau mode d'action humanitaire est apparu. Les organisations de solidarité internationale (terme récent) se structure autour du modèle de l'expertise. Ce qui est nouveau ce ne sont pas les militants mes biens la conception de l'aide apportée aux plus vulnérables, conceptions managériales de la logistique et de l'efficacité militante. Les intervenants ne sont plus les représentants des victimes mais des spécialistes de leurs problèmes. Les aidés ne sont plus des représentés ayant une voix à faire entendre mais des objets d'expertise. Les actions se pensent aujourd'hui très souvent sur le mode de l'assistance professionnelle, sans considération politique ni religieuse, en négociant avec tous les pouvoirs en place l'accès aux populations en détresse, acceptant parfois de se compromettre. L'accès à cet espace d'intervention tend  par le phénomène de spécialisation à devenir sélectif, rejetant les porteurs d'une vision plus socio-politique de l'humanitaire.
Les causes humanitaires s'accompagnent d'un effacement des autres vers lesquels ces actions se déploient. Avant la mission, ces autres sont surtout imaginés : l'expertise passe avant l'interaction avec ceux  qu'il faut aider et la connaissance de leur vie. La mission constitue bien souvent le  rappel à la réalité socio-politique de ces « autres lointains ». Les choses ne se passent pas comme les intervenants l'avaient prévu. Le désarroi qui en résulte est d'autant plus douloureux qu’il n'a pas été anticipé. Le dévouement humanitaire ne serait-il possible que dans cette mise à distance de ces « autres à aider », renvoyés au statut « d'étrangers » à leur propre destinée.

À lire : l'humanitaire ou le management des dévouements. Enquête sur un militantisme de « solidarité internationale » en faveur du tiers-monde. Annie Collovald , politix, 56,2001.
Annie.Collo@wanadoo.fr   Consultez  le site Web : LASP

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Communiqué de presse: Les Troisièmes Rencontres de la Coopération Internationale de Kasserine du 31...

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Le 27 septembre 2013, le Conseil régional a apporté son soutien au projet porté par l’association...

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